samedi 28 mars 2020

Sorties odonatologiques 2020 à la Réserve Naturelle du Pinail

Le 23 mai 2020 - Les 24 heures Biodiversité de la Réserve Naturelle du Pinail avec le Gerepi : contact : contact@reserve-pinail.org

Le 7 juin 2020 à 10h30 - Les Libellules de la Réserve Naturelle du Pinail, dans le cadre de la fête des mares (lien) - contact : contact@reserve-pinail.org

Les 8, 12, 19, 22 et 29 juillet, 2, 5, 9, 12, 16, 19, 23, 26, 30 août 2020, chaque fois à 17h00 - Visite guidé de la Réserve Naturelle (lien) - contact : contact@reserve-pinail.org

Présentation du Pinail sur Libellul'mE


jeudi 30 janvier 2020

Plan Odonates en Poitou-Charentes (2019)

Etude et recherches sur les Odonates des eaux courantes (milieux lotiques)
Il s’agit en 2019 de :
  • Poursuivre les recherches sur Stylurus flavipes, Gomphus graslinii, Ophiogomphus cecilia et Macromia splendens afin d’en améliorer les connaissances (action 1).
  • Poursuivre la gestion et l’animation d’une base de données documentaire sur le thème courant (action 3).
Détails sur Poitou-Charentes Nature

Ophiogomphus cecilia – ©© 0 [Public domain] – Wikimedia Commons
Ce sont 40 placettes exuvies qui ont été inventoriées sur la Sèvre niortaise. Une journée de formation à la détermination des exuvies est venue compléter cette démarche. 13 espèces d’Anisoptères ont été déterminées dont Gomphus gralisinii sur 5 placettes et Oxygastra curtisii sur la quasi totalité des placettes. Autant dire que cette dernière espèce est présente sur l’essentiel de la Sèvre niortaise prospectée. On a trouvé aussi d’autres espèces intéressantes : Aeshna mixta, Boyeria irene et Gomphus vulgatissimus.
On notera l’originalité de l’habitat pour Aeshna mixta qui est peu réputée fréquenter les eaux circulantes.
C’est le Gomphe gentil (Gomphus pulchellus) qui est l’espèce la plus présente selon cet inventaire.

D’après communiqué du 16 novembre 2019 rédigé par Ludovic Rolland (DSNE) – Faune Deux-Sèvres

©© bync – Luís Gordinho – iNaturalist – Exuvie en position rétroversée de Boyeria irene
 

Un Sympétrum de Fonscolombe dans l'Hérault le 29 janvier 2020

Paul Rochas a observé en compagnie de plusieurs autres naturalistes un Sympétrum de Fonscolombe (Sympetrum fonscolombii) à Bouzigue dans l’Hérault. Il s’agit ‘un mâle mature, photographié le 29 janvier 2020 et sauvé de la noyade.

Source : Faune France

Une nouvelle Protosticta découverte à Bornéo

Protosticta joepani Dow, Phan & Choong, 2020

Espèce proche de Protosticta kinabaluensis, qui pourrait appartenir à un genre différent. L'examen de l'arbre phylogénétique donné montre deux ensembles (voir Dow & al. 2020).

Bornéo. Fréquente les terrains forestiers escarpés, sur des pentes raides ; occasionnellement au niveau des cours d'eau où il doit se reproduire. Observée entre 450 et 1500 m d'altitude (Dow & al. 2020).

Dow R.A, Phan Q.T. & Choong C.Y. 2020 - Protosticta joepani sp. nov. from Borneo with notes on P. kinabaluensis Laidlaw, 1915 (Odonata: Zygoptera: Platystictidae). - Zootaxa, 4729 (3) : 371-387.

mardi 21 janvier 2020

Le Loup de retour en Poitou-Charente : erratisme

Il était annoncé et nous l'attendions… La région était le dernier territoire où le Loup était présent en France (années 1930) avant son retour par les Alpes (dès 1992). Mais ce n'est pas le même Loup qui arrive, c'est le Loup romain (Canis lupus italicus) qui est concerné par la recolonisation du pays. Les meutes les plus proches sont encore bien loin, notamment dans les Alpes… au-delà il s'agit d'individus en phase d'exploration.

Charente-Maritime le 20 novembre 2019

Le 20 novembre 2019, près de vignes dans le sud-ouest de la Charente-Maritime à St Thomas de Conac un Loup a été authentifié sur photographie. Il est par contre indiqué Canis lupus lupus par l'Office National de la Chasse. Nous devrions avoir Canis lupus italicus, à moins que son origine soit encore plus loitaine (centre de l'Europe) ou qu'il s'agisse d'un individu échappé. Un communiqué de la Préfecture paru jeudi soir reprends bien cette sous-espèce. En absence de prélèvement d'ADN (poils, excréments)), il semble délicat de se prononcer sur la sous-espèce et sur l'origine de cet animal pour l'instant. On est pour l'instant sur l'hypothèse d'un mâle isolé en prospection.

shared - © DR - Source : Sud-Ouest
Photographie du 20 novembre 2019 prise à St Thomas de Conac (Charente-Maritime)
Noter qu'en Charente, plusieurs signalements de Loup ont été effectués ces dernières années, mais aucun n'a pu être attesté officiellement. Seuls les cas de la Dordogne ou des Pyrénées-Atlantique concerne la Nouvelle-Aquitaine pour l'instant et il ne s'agit que d'apparitions occasionnelles.

L’automne correspond à une étape importante du cycle biologique de l’espèce appelée dispersion. A cette saison, les jeunes nés au printemps prennent pleinement leur place au sein du groupe contraignant d’autres individus à quitter la meute pour chercher un nouveau territoire où s’établir. Ces individus en phase de colonisation peuvent parcourir plusieurs centaines de kilomètres avant de se fixer, et ceci en quelques jours (distances de dispersion pouvant atteindre 800 km depuis le lieu de naissance).

Le système de colonisation par « bonds » est caractéristique du loup. Le nouveau territoire d’installation peut être séparé de la meute d’origine de plusieurs dizaines voire centaines de kilomètres, laissant des espaces interstitiels qui peuvent être colonisés par la suite. Ceci explique notamment certaines observations isolées, loin des zones de présence permanente connues, comme dans la Somme. Ces individus en phase de dispersion peuvent séjourner plusieurs mois dans un secteur avant de le quitter ou s’y installer durablement.

Charente le 20 janvier 2020

Lundi 20 janvier 2020 un grand canidé pris en photo dans une parcelle de lavour et sur la route à Gurat à la frange du département de la Charente a été authentifié comme étant celle d'un Loup. Il s'agit de la première mention de l'espèce dans le département depuis plus d'un siècle. En Nouvelle-Aquitaine la présence du Loup a été avérée en Dordogne en 2015, dans les Pyrénées -Atlantique en 2018 et 2019 et en Charente-Maritime (voir ci-dessus) en 2019. Notons qu'en automne et début d'hiver la meute pouvant grandir suite à la naissance de jeunes, peut conduire des adultes à la quitter et à chercher de nouveaux territoires. De tels individus peuvent parcourir plusieurs certaines de kilomètres en quelques jours, la distance de dispersion pouvant atteindre les 800 km.

Sources

  • Communiqué de presse du 22 novembre 2017 - Un loup identifié dans la Somme. - Préfecture de la Somme.
  • Communiqué de presse du 21 novembre 2019 - Sans titre. - Préfecture de Charente-Maritime.
  • Communiqué de presse du 21 janvier 2020 - Un loup identifié en Charente - Préfecture de la Charente, Office français de la biodiversité.

dimanche 19 janvier 2020

Hirondelles rustiques en décembre et janvier en France en 2019

L'hiver ornithologique commence selon les définitions, le 20 novembre ou le 1er décembre. On a tendance désormais à préférer le 1er décembre en raison de certains décalages de phénologie lié aux changements climatiques.
La première décade de décembre voit encore sont lot d'Hirondelles rustiques en France avec près de 70 mentions signalées sur Faune France. Elles sont quasiment toutes littorales ou proches de la façade Atlantique : Normandie, Bretagne, Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes, Aquitaine, Roussillon. Une mention concerne le département de l'Ain. A mesure que la décade avance les données semblent se concentrer dans une zone entre la Gironde et la Loire-Atlantique, ainsi que le Maine-et-Loire. Les observations concernent à deux exceptions près des effectifs entre un et deux individus. Si on a compté encore 43 individus dans le pays le 1er décembre, les chiffres oscillent ensuite entre 6 (exceptionnellement 2) et 24 oiseaux contactés chaque jour. Une paire d'individu semble installé sur le secteur d'Angers et est indiqué régulièrement depuis le début du mois. Il en est de même à St Jean d'Angle en Charente-Maritime où un petit groupe est présent.

shared - © Jean-Lou Zimmermann - Salamandre
 
L'espèce reste signalée la deuxième décade de décembre toujours à St Jean d'Angle (Charente-Maritime) avec jusqu'à 7 individus, mais aussi vers Angers (2 oiseaux). Elle est mentionnée de manière éparse ailleurs : Finistère, Bouches-du-Rhône. Ce sont 11 individus qui sont précisés sur la période fin décembre à Blayes (Gironde) le 20 décembre 2019 et 10 le 28 décembre à Porsporder (Finistère). Il ne reste plus qu'un seul individu vers Angers et il n'y a pas de contrôles à St Jean d'Angle.
 

Il y en a toujours en janvier...

Le Lac de Poulinoc à St Renan (Finistère) apparaît comme un nouveau pôle de présence avec jusqu'à 7 individus présents. On en compte plus de 7 à Hiers Brouage (Charente Maritime). Elle sont présentes depuis plusieurs semaines à Olonne sur Mer (Vendée) avec jusqu'à 6 individus comptabilisés.
Au cours de la seconde décade les éléments révèlent que l'espèce est toujours présente à St Jean d'Angle (Charente-Maritime ; 18 individus), à St Renan (Finistère ; 7-8 individus) avec des mentions éparses ailleurs. Une dizaine d'oiseau se trouve le 17 janvier 2020 à Moutiers en Retz (Loire-Atlantique). Notons par ailleurs la venue de 7 Hirondelles de fenêtre à Plomelin (Finistère) qui doivent peut-être regardées comme des oiseaux avant-courreurs.

vendredi 17 janvier 2020

La plus grande colonie de Sternes de Dougall de Nouvelle Calédonie désertée

Les Nouvelles Calédoniennes annoncent le 17 janvier 2020 la désertion de la plus grande colonie de Sternes de Dougall (Sterne dougallii) de la Nouvelle Calédonie. Celle-ci se trouve sur un îlot interdit au public, nommé Ua. On y voyait quelques 2500 oiseaux.

Il faut savoir que le moindre dérangement peut perturber les oiseaux au point qu'ils désertent leur site de nidification. Dans ce cas ce sont vraisemblablement des plaisanciers qui ont débarqué illégalement sur l'îlot.

Planche de Keulemans (XIXe siècle)