lundi 18 mai 2020

Attention dans les dunes et sur les plages : vous n'y étiez pas, je niche

La plage était calme, la dune tranquille, vous n'étiez pas là, je me suis installé et je couve mes œufs ou j'élève mes petits maintenant. Vous voici de retour, laissez-moi poursuivre ma nichée, respectez cet espace que cette année vous m'avez cédé.

Voici le message que nous laisse le rare Gravelot à collier interrompu, une espèce menacée justement, faute de zones calmes pour nicher dans les dunes ou sur les arrières plages. Il s'agit de respecter l'espace investi par l'oiseau, tout en respectant les approches, garder ses distances c'est alors plusieurs mètres qui seront nécessaire... mais aussi l'occasion rare de partager le spectacle d'une couvée ou d'un oiseau au nid.

Des animaux ont investi les villes plus calmes, une colonie de Sterne caugek s'est déplacée sur une plage à Portiragnes dans l'Hérault, un couple de Gravelot à collier interrompu s'est installé à l'entrée de la plage de Quiberon dans le Morbihan...

Il s'agit... :

  • d'éviter les secteurs de hauts de plage ou les zones dunaires,
  • de rester sur les sentiers principaux,
  • de conduire avec prudence notamment en forêt, car les animaux traversent volontiers les routes désertées par la circulation,
  • ne pas se jeter sur l'entretien des espaces verts, des zones ensauvagées cette année et de laisser passer ou avancer la saison,
  • de veiller à l'installation impromptu, d'oiseau, mammifères ou autres sur des bâtiments, des terrains divers, etc. et de respecter la saison de reproduction.
Vanneaux huppés (Planche de Naumann, XIXe siècle)
Comme le précise le président de la LPO, Allain Bougrain Dubourg... la faune sauvage s'est épanouies en l'absence de l'homme. Elle a occupé de façon inédite des espaces qui lui étaient interdits. Aujourd'hui, la nature ne doit pas perdre ce qu'elle a gagné...

Inspiré du communiqué du 8 mai 2020
préparé par la LPO

vendredi 15 mai 2020

Punaises et araignées, soyez les yeux de la Savoie

Tout savoir sur l'enquête


Par rapport à l'aigle ou au chamois, les "invertébrés" sont le parent pauvre de la biodiversité. Pour mobiliser l'énorme potentiel que représentent les randonneurs, jardiniers et autres observateurs, savoyards et touristes, cette enquête vise à stimuler, recueillir et valoriser toutes vos observations d'araignées et de punaises. Pour une politique "biodiversité" plus complète et efficace ! 

samedi 9 mai 2020

L'ECOO 2020 est remis à 2022

En raison de l'épidémie de Covid-19, l'ECOO qui était prévu du 29 juin au 2 juillet 2020 en Slovénie est reporté au mois de juin 2022 à une date similaire et au même endroit, c'est à dire à Kamnik.


samedi 25 avril 2020

Recensement national des oiseaux marins nicheurs de France (2020-2022)


Un nouveau recensement national des oiseaux marins nicheurs de France métropolitaine sera réalisé sur la période 2020-2022, sous la coordination du GISOM (Groupement d'Intérêt Scientifique Oiseaux Marins), en partenariat avec les structures locales de terrain (structures associatives, publiques et privées en charge des suivis ou gestionnaires).

Il s'agira du 6ème recensement national coordonné des oiseaux marins nicheurs actuellement réalisés à une fréquence décennale : 1968-1970, 1977-1979, 1987-1989, 1997-2000 et 2009-2012.

Les dénombrements concernent les 28 espèces à reproduction régulière en France : Fulmar boréal, Puffin cendré, Puffin des Anglais, Puffin yelkouan, Océanite tempête, Fou de Bassan, Grand cormoran, Cormoran huppé, Mouette mélanocéphale, Mouette rieuse, Goéland railleur, Goéland d'Audouin, Goéland cendré, Goéland brun, Goéland argenté, Goéland leucophée, Goéland marin, Mouette tridactyle, Sterne hansel, Sterne caugek, Sterne de Dougall, Sterne pierregarin, Sterne naine, Guifette moustac, Guifette noire, Guillemot de Troïl, Petit pingouin, Macareux moine, et les quelques espèces occasionnelles.

Cet inventaire qui se veut le plus exhaustif possible, a vocation à inventorier les colonies littorales, mais également les colonies continentales. C'est le cas notamment de la Mouette rieuse mais aussi de la Mouette mélanocéphale, de sternes, de goélands ou encore du Grand cormoran.

La collecte standardisée des données concernant (a minima) la localisation et les effectifs nicheurs, est prévue en 2020 et 2021, l'année 2022 permettant l'acquisition de données complémentaires.

Comme on pouvait s'y attendre la faune de la Martinique est particulièrement menacée

Comme chacun le sait, les îles sont des épicentre du déclin de la Biodiversité. On trouve notamment sur les îles, bon nombre d'espèces introduites et souvent invasives qui nuisent aux espèces indigènes. Ceci allié à un endémisme insulaire de la flore et de la faune, se traduit par des extinctions pures et simples d'espèces particulières. Un Communiqué de presse du 22 avril 2020 du Comité français de l'UICN (Florian Kirchner), associé à l'Office français de la Biodiversité et le Muséum National d'Histoire Naturelle (Samaya Ramdane, vient nous rappeler cette réalité dans la cadre de la préparation d'un Liste Rouge de la Faune de Martinique. Au sein de l’archipel des Antilles, l’île de la Martinique montre un patrimoine naturel remarquable mais d’une grande fragilité. Dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, de nouveaux résultats sont publiés pour la première fois pour la faune de ce territoire. Sur les 427 espèces indigènes évaluées, près de 15 % apparaissent menacées. Ces analyses ont été établies par le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l’Office français de la biodiversité (OFB) et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), avec l’appui de spécialistes de la faune martiniquaise. Les analyses réalisées concernent en particulier les oiseaux, les mammifères, les reptiles, les amphibiens, les mollusques, les poissons et macro-crustacés d’eau douce, les libellules, les papillons de jour et une partie des coléoptères. Au total, 15 espèces ont déjà disparu, 62 sont menacées et 56 autres sont quasi menacées. La destruction des habitats et leur fragmentation par l’urbanisation et les aménagements représentent les premières menaces pour les espèces animales de Martinique. Ce sont les milieux forestiers qui sont les plus touchés, en particulier les forêts semi-humides du Sud, qui représentent l’unique habitat et des ressources essentielles pour nombre d’espèces. Ainsi, un escargot comme le Pleurodonte déprimé se révèle "En danger critique" et le coléoptère longicorne Dendrobias maxillosus est classé "Vulnérable" (photo ci-dessous - ©© byncsa - J.Turoult - INPN).
Le comblement des mares ou des marais et l'artificialisation des berges sont une autre menace pour les espèces réalisant une partie de leur cycle de vie en milieu aquatique, comme la demoiselle "Quasi menacée" Protoneura ailsa. Les espèces de ces zones humides sont de plus soumises à de fortes pollutions par les rejets d'eaux usées ou les pesticides. La Chlordécone, une molécule insecticide persistante utilisée autrefois dans les bananeraies, a encore un impact sur la faune et affecte potentiellement de nombreuses espèces telles que la Crevette transparente, classée "Vulnérable", ou le Martin-pêcheur à ventre roux, classé "En danger critique". L'extension urbaine entraîne également une pollution lumineuse néfaste pour les espèces nocturnes, en particulier pour les chauves-souris comme le Murin de la Martinique ou les coléoptères comme le Dynaste Hercule, tous deux classés "Quasi menacés". Sur les plages, elle perturbe les tortues marines venant pondre et le départ en mer des jeunes tortues. En mer, la pêche a des répercussions indirectes sur beaucoup d'espèces, tels le Cachalot classé "En danger" ou la Tortue imbriquée classée "Vulnérable", qui se retrouvent enchevêtrés dans les filets ou percutés par les navires. Les ancres des bateaux de plaisance participent aussi à la détérioration des herbiers qui représentent zones d'alimentation importantes pour des espèces comme la Tortue verte, classée "En danger critique”. Comme dans la plupart des îles, la Martinique est directement affectée par l'introduction d'espèces exotiques pouvant devenir envahissantes. Par leur prédation, le Rat noir et la Petite Mangouste indienne sont devenus une menace majeure pour de nombreuses espèces indigènes, comme l’emblématique Moqueur gorge-blanche ou la Couleuvre couresse, tous deux classés "En danger critique". L’Iguane commun originaire d’Amérique exerce de son côté une forte compétition et une pression d’hybridation sur l’Iguane des Petites Antilles, désormais "En danger critique" d’extinction. Les activités touristiques, quant à elles, génèrent une pression de dérangement pour les mammifères marins, les tortues marines et certains oiseaux tels que le Pluvier de Wilson et l'Huîtrier d'Amérique, classés “En danger critique", en perturbant leurs sites de nidification. Pour les sorties d’observation des baleines, l'activité est désormais encadrée pour limiter les impacts négatifs sur les mammifères marins sensibles comme la Baleine à bosse, classée "Vulnérable". Toutefois, une espèce sur cinq reste encore très mal connue. Le manque d'informations sur leur répartition et leurs effectifs a conduit à leur classement en catégorie "Données insuffisantes". C'est notamment le cas du phasme Diapherodes martinicensis ou d’un reptile comme le Leptotyphlops à deux raies (photo ci-dessous - ©© byncsa - D.Massemin - INPN), deux espèces endémiques qui présentent potentiellement des enjeux de conservation importants.
Pour répondre à ces menaces, des programmes de conservation ont été lancés, des protections réglementaires ont été mises en place et des aires protégées sur terre et en mer ont été créées. Face à l'ampleur des défis, il apparaît cependant essentiel de renforcer ces mesures pour enrayer le déclin des espèces menacées, préserver les milieux naturels et maintenir entre eux des corridors écologiques. Cela est d’autant plus important qu’avec un taux d’endémisme de 13 %, de nombreuses espèces animales sont uniques et contribuent à la richesse biologique particulière de la Martinique. Les résultats de la Liste rouge contribueront à identifier les priorités d'actions et de connaissances pour sauvegarder avec tous les acteurs le patrimoine naturel exceptionnel et fragile de ce territoire d’outre-mer.

Documents et résultats sont disponibles sur le site de l'INPN.

mardi 7 avril 2020

Déclin des Oiseaux communs

Si certaines espèces menacées sont en reprise et dans quelques cas en progression significative, ce n'est pas le cas des Oiseaux communs.
Au cours de la période historique des extinctions majeures se sont déroulées sur certaines îles, en particulier dans le Pacifique. Ainsi la colonisation de la Micronésie humaine s'est traduite par la disparition spectaculaire de plus de 700 espèces ! Ce sont actuellement près de 1200 espèces qui devraient s'éteindre au cours du siècle en cours. La destruction des habitats, la chasse excessive, les collisions avec des véhicules ou des baies vitrées, la pollution, l'introduction d'espèces invasives, les marées noires, les pesticides, les prédateurs domestiques tels que les chats sont autant de cause de la disparition ou du déclin des espèces. Ce sont actuellement au niveau mondial les Psittaciformes qui sont les plus menacées alors que 130 espèces sont concernées.
En Europe on considère le déclin des Passereaux comme tout à fait critique. On a mesuré en certains points un déclin de 50% des espèces depuis les années 1980 comme dans la région de Hambourg et même 60% des populations dans la région de Prague. A Paris on donne un déclin de 15% des Moineaux domestiques, néanmoins mes propres observations sont en faveur d'une situation plus critique encore dans certains quartiers. Ainsi le Jardin des Plantes il n'y en a pratiquement plus alors que dans les années 1980-1990 il y en avait des volées. Des échos très dramatiques concernent la Grande Bretagne où certains disent qu'il n'y a presque plus de Passereaux. Tant aux Etats Unis qu'en Asie on a enregistré pour certaines espèces un déclin de plus de 80% des populations.

Le contraste est saisissant par exemple en France : 4% des espèces sont en danger critique (CR) contre 2% dans le monde, 7% en danger (EN) contre 4%, et 15% sont vulnérables (VU) pour 7% au niveau mondial. En conséquence nos oiseaux sont près de 2 fois plus nombreux à être menacés que globalement.

Parmi les facteurs de déclin considérés, il convient de ne pas négliger les actes de chasse : ainsi en France tue-t'on près de 4,5 millions de Grives, 5,2 M de Pigeons ramiers plus de 1,0 M de Bécasse des bois ou près de 0,6 M d'Alouettes des champs. Le taux de renouvellement de ces espèces est inférieur au prélèvements liés à la chasse... alors c'est sans compter tous les autres facteurs parfois graves.

samedi 28 mars 2020

Sorties odonatologiques 2020 à la Réserve Naturelle du Pinail

Le 23 mai 2020 - Les 24 heures Biodiversité de la Réserve Naturelle du Pinail avec le Gerepi : contact : contact@reserve-pinail.org

Le 7 juin 2020 à 10h30 - Les Libellules de la Réserve Naturelle du Pinail, dans le cadre de la fête des mares (lien) - contact : contact@reserve-pinail.org

Les 8, 12, 19, 22 et 29 juillet, 2, 5, 9, 12, 16, 19, 23, 26, 30 août 2020, chaque fois à 17h00 - Visite guidé de la Réserve Naturelle (lien) - contact : contact@reserve-pinail.org